Viandes - Les images qui dérangent

Article publié par francesoir.fr le 24 novembre 2009, transmis par le Conseil du Cheval en Corse

Entre septembre et octobre 2009, la Fondation Brigitte Bardot a mené une enquête sur le terrain en infiltrant la filière chevaline.

Elle a pu observer ses pratiques et les filmer en caméra cachée, permettant ainsi de disposer d’images récentes traduisant une réalité actuelle. Un film présenté ce matin à l’Assemblée nationale qui lève le voile sur les foires aux chevaux, sur les conditions de transport des équidés depuis la Pologne, principale source d’importation de chevaux vivants vers la France ainsi que sur les circonstances de leur abattage. Les images de ce spot de six minutes sont parfois très choquantes.

cheval à l'abattoir
L'enquête de la Fondation Brigitte Bardot au sein de la filière chevaline est accablante

1. L’enquête commence sur les marchés aux chevaux et démontre que les règles du bien-être animal n’y sont pas respectées. On y voit des animaux blessés, aux membres ou aux yeux infectés. Certains d’entre eux sont aussi frappés lors de leur chargement ou de leur déchargement des camions. Les enquêteurs ont aussi vu des animaux ni nourris ni abreuvés de la journée.

2. Le deuxième thème concerne le transport de longue durée. En 2008, la France a importé 7.220 chevaux vivants, dont près de 2.000 de Pologne. C’est justement dans ce pays d’Europe de l’Est que les membres de la Fondation Brigitte Bardot ont entamé la filature d’un camion transportant des chevaux. Ils l’ont suivi de Teodorowo en Pologne jusqu’aux abattoirs de Carpentras (Vaucluse). Un voyage de trente-six heures pendant lesquelles les 19 bêtes n’ont été ni nourries, ni abreuvées, ni soignées. La législation impose pourtant d’aménager des box individuels avec de l’eau et de la nourriture pour les trajets excédent huit heures.

3. La dernière partie de l’enquête concerne les conditions d’abattage des équidés. En France, 16.000 chevaux ont été abattus l’année dernière. Le respect des bonnes pratiques, notamment celle de l’étourdissement, est primordial lors de la mise à mort des animaux. En se faisant passer pour des acheteurs potentiels, les enquêteurs ont prouvé que l’étourdissement, effectué avec un pistolet à tige perforante qui rentre dans le cerveau, est parfois raté. Les employés doivent s’y reprendre à deux fois causant de nombreuses et d’inutiles souffrances aux animaux. Après avoir été étourdi, l’animal, toujours vivant, est suspendu à une patte pour y être égorgé. Les images montrent que certains d’entre eux se réveillent lors de cette étape, ce qui là encore est interdit.

Romain Katchadourian

Ce reportage choquant est visible sur le site de la Fondation Brigitte Bardot :
http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40216

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