Article transmis par le Conseil du Cheval en Corse, publié le 24 juillet 2009 par la Voix du Nord

L'accès du centre équestre au public reste pour le moment interdit.
Dans notre édition de mardi, nous annoncions que le centre équestre de Gravelines était mis en quarantaine. Les craintes d'une forme grave de rhinopneumonie sont avérées. C'est ce qu'est venu expliquer Jeroen Lisssens, le vétérinaire attitré du centre équestre, à la trentaine de personnes, propriétaires, employés du centre et élus, lors d'une réunion d'information qui s'est tenue mercredi.
Un cheval avait dû être euthanasié, suite à une fissure d'une vertèbre cervicale. Il s'avère en fait que la chute du cheval dans son box était probablement une conséquence de la maladie. « La rhinopneumonie de forme nerveuse est la plus grave, elle débute par de la fièvre. Un écoulement nasal, une toux avant d'évoluer, dès que le virus "passe" dans le sang, vers une paralysie du train postérieur qui peut, soit s'estomper, soit progresser et provoquer une paralysie respiratoire pouvant entraîner la mort. » La difficulté réside essentiellement dans la détection de la maladie. Même si pour le vétérinaire, le diagnostic était posé, il fallait attendre les résultats des analyses menées par le laboratoire de Caen. Le virus « s'installe » dans les globules blancs et le seuil de contamination des globules blancs, qui est d'environ unpour10 000, montre toute la difficulté à l'identifier et à l'isoler. « Il y a des cas où l'on est sûr à 100 % du diagnostic mais on ne parvient pas à mettre le virus en évidence. J'ai pris contact avec les professeurs de Gand, qui m'ont confirmé le diagnostic. » Quid de la réglementation sanitaire en vigueur ? La conduite à tenir face à cette attaque virale n'est pas réglementée. Toutefois, il est possible de s'appuyer sur la législation belge, comme le suggère le Dr Lissens. Un contact a par ailleurs été pris avec la direction des services vétérinaires, sans retour à ce jour.
Les propriétaires qui le souhaitent peuvent sortir leurs chevaux dans les quatorze hectares du centre équestre, en s'interdisant toutefois tout contact avec les autres chevaux. Des mesures d'hygiène particulières sont mises en oeuvre (pédiluves, désinfection des mains et des équipements, etc.).
Fermeture au public
Aujourd'hui, les examens se poursuivent. La direction du centre équestre avait décidé, dès l'apparition des premiers signes de la maladie, d'interdire l'accès du centre au public, cette interdiction est maintenue. Si, dans les trois semaines, aucun nouveau cas n'est détecté, les mesures seront levées et le centre retrouvera une activité normale.
Les mesures proposées par le vétérinaire sont acceptées par le centre équestre et par les propriétaires, chez qui des questions restent aujourd'hui sans réponses. Exemples ? « Ma jument est décédée, qui est responsable ? Comment nos chevaux ont contracté la maladie ? Est-ce suite à un concours, au contact d'autres chevaux ? Comment garantir que demain, on ne se retrouve pas dans la même situation ? »