Article publié par rtbf.be le 10 janvier 2012
Le parquet de Charleroi a confirmé la découverte du cadavre d'un hongre de 16 ans égorgé dans un pré à Gilly. Selon les premiers éléments de l’enquête, l'auteur de cet acte pourrait être l'ex-compagnon de la propriétaire de l'animal.
Texas avait 16 ans. Il a été sauvagement tué à coups de tournevis dans la nuit de samedi à dimanche. Beverly, sa propriétaire, l'a retrouvé agonisant dans le sang : "l’artère principale au niveau de la tête a été percée. Il est resté plus de quatre heures couché dans cet état, donc c’était trop tard pour le sauver", témoigne-t-elle émue.
Une vengeance serait à l’origine de cet acte barbare et odieux qui a touché la famille et le voisinage. Une plainte a été déposée par la propriétaire et une enquête est en cours. Des actes similaires se multiplient ces derniers mois à travers le pays : plusieurs chevaux ont été torturés, mutilés et tués.
Quelles sont les sanctions prévues par le code pénal et la loi sur la protection des animaux ?
Pierre Magnien, substitut du procureur du Roi de Charleroi explique que s’il s’agit d’un empoisonnement, la peine d’emprisonnement est de deux ans. S’il s’agit d’un autre type de mise à mort, la peine sera de six mois d’emprisonnement maximum et l’amende peut atteindre 6000 euros, "ce qui n’est pas rien", conclut-il. Cette peine peut être aggravée en fonction du contexte plus global et de l'intention de nuire à une personne ou de la harceler.
La SPA déplore
Du côté de la Société Protectrice des Animaux, on estime ces peines nettement insuffisantes et peu dissuasives. Son directeur, Franck Goffaux, argumente : "Tant que l’Etat ne prend pas conscience qu’il est temps d’agir sur les sanctions à infliger à ces barbares, je pense qu’il n’y aura aucune évolution".
Pour marquer le coup dans l’affaire de la mort sauvage de Texas, la SPA a décidé de se constituer partie civile, pour tenter d’éviter que d'autres chevaux subissent le même sort.
I.L. avec Joëlle Meert