Information transmise par le Conseil du Cheval en Corse
Un éleveur de chevaux, présenté, hier mercredi 20 janvier, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Tulle pour abandon d'animal a demandé le renvoi de son dossier afin de mieux préparer sa défense.
Le jeudi 14 janvier, un de ses chevaux, à bout de forces et infecté de parasites, a dû être euthanasié. Lundi 18 ce marginal âgé de 53 ans a été mis en garde à vue. Le lendemain, les gendarmes, accompagnés par des agents de la DSV et un vétérinaire libéral ont examiné neuf autres chevaux lui appartenant. Constat : les animaux étaient affamés et sans aucune marque d'identification (une puce d'identification doit normalement être placée sur la peau du cheval).
"Cette fois la coupe est pleine", a commenté le procureur de Tulle, Etienne Manteaux, en évoquant notamment le passé judiciaire du prévenu. En mai 2006, l'état de son élevage était déjà tel que la Direction des services vétérinaires (DSV) lui avait retiré quarante-trois de ses chevaux. Depuis, l'éleveur a été condamné à plusieurs reprises. En août 2008, un poulain a été trouvé mort et une jument a dû être euthanasiée au sein de son élevage.
Tout cela a poussé le procureur à retenir contre l'éleveur pour la dernière affaire le délit d'abandon d'animal, passible de deux ans de prison et surtout d'interdiction de détenir des animaux. Jusque là, la justice c'était contenté de lui infliger des contraventions pour mauvais traitements.
"Si l'interdiction de détention d'animaux est prononcée par le tribunal, nous lui laisserons quelques mois pour vendre ses chevaux ", souligne le procureur Etienne Manteaux.
"Le tribunal de Tulle a renvoyé l'affaire au 9 février.